Allocution d'ouverture du Premier ministre

Dans son allocution, Son Excellence Emmanuel Issoze Ngondet, Premier Ministre du Gabon, s'est félicité des progrès réalisés par les pays signataires de la Déclaration de Libreville sur la santé et l'environnement.

 

Toutefois, il a estimé que le moment était venu « d'aller plus loin, notamment en termes de mobilisation des ressources matérielles et financières pour la mise en œuvre des plans nationaux, mais aussi en termes de clarification et de partage des responsabilités ».

 

Le Premier ministre a invité les pays à se concentrer sur « le lotissement des centres urbains, la production et la validation de plans directeurs d’urbanisme ainsi que leur mise en œuvre. Ceci permet notamment de réduire de manière efficiente la dégradation des écosystèmes liés à l’exploitation anarchique des terres. Il a poursuivi en invitant les Etats à « mener des politiques de désengorgement des milieux urbains soumis à la pression de l’immigration et de l’exode rural et mettre en place une politique de reboisement obligatoire après déforestation ».

 
 
Allocution d'ouverture de la Directrice régionale de l'OMS

Le Dr Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l'OMS pour l'Afrique, s’est exprimé sur le fait que la charge de morbidité importante de l'Afrique est imputable aux déterminants environnementaux qui comprennent les maladies à transmission vectorielle, la diarrhée, les maladies cardiovasculaires et respiratoires. Elle a souligné que les épidémies d'arbovirus augmentent à un rythme sans précédent et qu'elles peuvent être exacerbées par une collecte et une gestion inadéquates des déchets. « Les conséquences économiques mondiales des risques environnementaux pour la santé sont considérables. Par exemple, les pertes économiques dues au manque d'accès à l'eau potable et à l'assainissement en Afrique représentent environ 5% du PIB », a-t-elle déclaré.

 

La mise en œuvre effective de la Déclaration de Libreville de 2008 a donné des résultats remarquables aux niveaux politique, programmatique et institutionnel. Dr Moeti a remercié le Fonds pour l'environnement mondial et les autres donateurs pour leur assistance financière en vue d’accélérer la mise en œuvre de ces programmes. Bien que des progrès aient été réalisés dans la création de mécanismes financiers mondiaux pour relever des défis environnementaux spécifiques, il reste encore beaucoup à faire. « Un sou économisé aujourd'hui en évitant la prévention, c'est une livre dépensée demain pour l'augmentation des factures d'hôpital, les journées de travail perdues et les frais de dépollution » a-t-elle dit. 

 

Pour conclure, Dr Moeti a exprimé l'espoir que les ministres adoptent un plan d'action stratégique clair pour accroître les investissements dans les initiatives conjointes en matière de santé et d'environnement en Afrique. Elle a réaffirmé que l'OMS est pleinement déterminée à apporter un soutien indéfectible aux pays et à passer de la Déclaration à l'Action.

 
Allocution d'ouverture de la Directrice régionale de l'ONU Environnement

La Directrice régionale de l’ONU Environnement a insisté sur les nouveaux paradigmes qui déterminent les relations entre santé et environnement dans un paysage dynamique « en mutation constante avec de nouvelles opportunités découlant des technologies en évolution rapide, une mobilité humaine accrue et de nouvelles connaissances scientifiques. »

 

Selon Madame Koudenoukpo, « grâce au développement, d’énormes progrès ont été réalisés en matière de santé humaine aux cours des dernières décennies. Mais cela ne devrait pas nous conduire à la complaisance. Les dirigeants du secteur de la santé et de l’environnement sont de plus en plus conscients que ces gains pourraient être érodés par des facteurs environnementaux. »

 

La Directrice Régionale de l’ONU Environnement a fini son allocution en lançant un appel : « réunissons les décideurs en matière de santé, d’environnement et de développement ainsi que des finances autour de la même table. Il est temps pour nous de toucher une audience plus large, et d’étendre et amplifier l’alliance stratégique pour la santé et l’environnement pour mieux démontrer la pertinence des actions conjointes et pratiques en matière de santé et d’environnement pour la réalisation de nos objectifs communs. »

S'attaquer aux problèmes de santé, de croissance et d'inclusion dans les villes africaines en plein essor

 

 

Des représentants de villes africaines se réunissent aujourd'hui (9 novembre) pour stimuler les actions visant à s'attaquer aux problèmes environnementaux affectant la santé humaine, tels que la pollution atmosphérique, la qualité de l'eau et l'assainissement, et pour construire de futurs centres urbains sains, riches et durables. 

 

Environ 500 millions de personnes vivent dans les villes africaines, et leur nombre augmente rapidement chaque année. L'urbanisation rapide et non planifiée du continent offre d'énormes possibilités, mais présente des risques importants pour la santé en raison de la pollution, du surpeuplement et d'une croissance non planifiée qui ne tient pas compte de l'environnement.

 

« Les villes africaines sont en plein essor et la façon dont nous gérons cette croissance économique et démographique aujourd'hui aura un impact énorme sur la santé et la viabilité économique de pays entiers à long terme » a déclaré le Dr Suvajee Good, Directrice du programme pour la promotion et les déterminants de la santé, Bureau régional de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l'Afrique.

 

Dans le monde, plus de 80 % des habitants des zones urbaines sont exposés à de l'air pollué, ce qui cause sept millions de décès chaque année et coûte des milliards de dollars en soins de santé et en perte de productivité.  Près d'un million de personnes en Afrique meurent chaque année de la pollution atmosphérique.

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La campagne BreatheLife

 

WHO: Breathe Life ? The Walk Home

 

La troisième conférence interministérielle de la santé et du développement (IMCHE3) a accueilli l'exposition interactive « BreatheLife » sur la qualité de l'air et la santé en milieu urbain, qui a fait le tour du monde au cours des deux dernières années. L'exposition comprend une peinture de rue en 3D du célèbre artiste de rue Kurt Wenner, illustrant des scènes de villes propres et polluées, ainsi qu'une visite virtuelle à vélo des villes du monde entier.

 

L'exposition itinérante s'inscrit dans le cadre de la campagne « BreatheLife », une ambitieuse campagne de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), d’ONU Environnement et de la Coalition sur le climat et l'air pur (CCAC) pour protéger la santé des populations et le climat en améliorant la qualité de l'air. Elle vise à réduire considérablement les 7 millions de décès annuels dus à la pollution atmosphérique d'ici 2030 et à ralentir le rythme du changement climatique.

 

La campagne cible les villes, les gouvernements régionaux et nationaux, le secteur de la santé et les citoyens, y compris les parents qui se préoccupent de la santé de leurs enfants, les étudiants et les utilisateurs des médias sociaux. Dans le secteur de la santé, les spécialistes des maladies cardiovasculaires, respiratoires et du cancer sont ciblés. Grâce à son réseau, elle présente et promeut des solutions pour le transport, la gestion des déchets, la pollution de l'air domestique, l'approvisionnement énergétique, l'industrie et la production alimentaire et agricole qui aideront à lutter contre la pollution et le changement climatique. 

 

Un certain nombre de villes ont adhéré à la campagne, Accra étant la première à y adhérer en Afrique. A Accra, beaucoup de travail a été fait en vue de la participation des collectivités locales au dialogue sur la pollution atmosphérique et ses effets sur la santé. « Breathelife » utilise une variété d'outils et de matériel pour sensibiliser les gens, y compris des messages imprimés sur des T-shirts, des représentations dramatiques, des infographies, des vidéos et des expositions.

 

Click here: http://breathelife2030.org/ pour plus d'informations.

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Lutter contre la tuberculose par le biais de mesures environnementales

Le rôle clé joué par les facteurs environnementaux dans la survenue de taux élevés de tuberculose en Afrique sera au centre d'un évènement parallèle qui se tiendra aujourd'hui à Libreville, au Gabon, pendant la troisième conférence interministérielle sur la santé et l'environnement en Afrique.

 

La tuberculose est la première cause mondiale de décès par un seul agent infectieux après le VIH/sida. Parce que le fardeau le plus lourd pèse sur les plus pauvres et les plus vulnérables du monde, la maladie aggrave les inégalités existantes. Un quart de tous les cas surviennent en Afrique, bien que le continent ne compte que 15% de la population mondiale, pendant que 42% des décès estimés dus à la tuberculose dans le monde sont enregistrés dans cette région.

 

« La tuberculose se propage facilement dans les foyers surpeuplés et mal ventilés, comme c'est souvent le cas dans les villes d'Afrique qui connaissent une croissance rapide et où les bidonvilles sont monnaie courante », a déclaré Farai Mavhunga, médecin, OMS Afrique. « Sans mesures adéquates pour prévenir la transmission de l'infection, les établissements médicaux, les milieux professionnels et publics et les prisons peuvent également faciliter la propagation de la tuberculose ».

 

 

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Le changement climatique accroît le risque d'épidémies en Afrique

Gabriel Mabikina a passé la majeure partie de ses 80 ans dans la ville portuaire animée de Pointe-Noire, en République du Congo.

 

L'homme d'affaires à la retraite, leader communautaire, a remarqué de nombreux changements dans sa ville.

 

« Dans les quartiers, il y a beaucoup de moustiques », a récemment déclaré M. Mabikina aux agents de santé. « Beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup de moustiques ».

 

Suite à la déclaration d’une épidémie de fièvre jaune en République du Congo en août 2018, M. Mabikina a fait partie du million de personnes ayant été vaccinées lors d'une campagne de vaccination contre la maladie en septembre.

 

Les observations de M. Mabikina sur la profusion de moustiques sont corroborées par des enquêtes, menées dans la zone concernée, qui révèlent de fortes densités d'Aedes aegypti, le moustique vecteur de la fièvre jaune.  

 

Dans toute l'Afrique, des maladies transmises par des insectes suceurs de sang - y compris les tiques, les puces et les phlébotomes ainsi que les moustiques - émergent et réapparaissent, et la fréquence de signalement des épidémies s’est accrue »..  

 

Il est de plus en plus évident que le changement climatique - outre les mouvements de population et la planification urbaine déficiente - contribue à ces crises de santé publique qui imposent d'énormes charges socio-économiques aux populations vulnérables des pays à faibles revenus. Ce fardeau risque de compromettre la capacité de nombreux pays à atteindre les objectifs de développement durable d'ici 2030.

 

 

 



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Un hôpital au Gabon considéré comme un modèle intéressant pour la Sierra Leone

Mohammed Foday Yumkella, ministre des Affaires politiques et publiques de la Sierra Leone, se prononce sur l'hôpital gabonais de la Fondation Jeanne Ebori à Libreville en affirmant que ce dernier adopte une approche innovante pour lutter contre la forte mortalité maternelle et infantile en Afrique.

 

Hospital in Gabon is an interesting model for Sierra Leone

La Côte d'Ivoire et la nécessité de préserver ensemble notre environnement

La Directrice de la Santé Publique et de la Santé-Environnement de Côte d'Ivoire, le Dr Eugénie Gagne, souligne la nécessité de préserver l'environnement pour de meilleurs résultats sanitaires.

Video Interview: Côte d?Ivoire and the need to jointly preserve our environment

Expo sur le Plan national d'adaptation (PAN)

La troisième conférence interministérielle sur la santé et l'environnement a accueilli une Expo régionale sur les PAN, qui vise à créer une occasion de débattre des questions liées à la formulation et à la mise en œuvre des PAN et à catalyser les actions et le soutien à leur processus.

 

L'objectif du processus du PAN, qui a été établi en fonction du Cadre d'adaptation de Cancun (CAF), est de réduire la vulnérabilité aux impacts du changement climatique, en renforçant la capacité d'adaptation et la résilience.  Il vise également à faciliter l'intégration de l'adaptation au changement climatique, de manière cohérente, dans les politiques, programmes et activités nouveaux, existants et pertinents, en particulier les processus et stratégies de planification du développement, dans tous les secteurs concernés et à différents niveaux.

 

L'exposition sur les PAN à Libreville s'est concentrée sur la manière dont ces derniers peuvent être intégrés dans les objectifs de développement durable, en mettant particulièrement l'accent sur le secteur de la santé, et sur ce qui peut être fait par les pays pour développer des systèmes de santé résistant au climat.

 

Ces plans sont nécessaires car le changement climatique affecte la santé et le bien-être des populations du fait de la sécheresse, des inondations et d'autres conditions extrêmes. Afin de faciliter cette approche intégrée des PAN, l'OMS, en collaboration avec les parties prenantes, a élaboré des directives supplémentaires pour l'élaboration des PAN, qui ont été expliquées lors de l’Expo. En général, les discussions sur l'intégration entre les acteurs ont révélé un manque. Un comité de coordination aidera à relever ce défi. Comme l'a mentionné Julie Amoroso-Garbin de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, « les comités nationaux créés par la Déclaration de Libreville peuvent servir à coordonner le processus d'intégration des dimensions sanitaires des PAN. Les comités de coordination nationaux peuvent également aider à faire face aux impacts du changement climatique, qui nous touchent tous. »

 

Les discussions ont également porté plus généralement sur les progrès réalisés en ce qui concerne les PAN. Les pays ont indiqué que, bien que la plupart d'entre eux aient entamé le processus d'élaboration des PAN, ils ont de la difficulté à les faire progresser.  L'une des raisons en est le financement limité. 

Convention de Bamako sur l'interdiction d'importer en Afrique, le contrôle des mouvements transfrontaliers et la gestion des déchets dangereux

 

 

Le continent africain est affecté de manière disproportionnée par le déversement de matières chimiques nocives telles que les déchets électroniques, les pesticides et autres déchets dangereux, qui menacent l'environnement et la santé des communautés africaines.

 

En 1989, la Convention de Bâle a été établie pour empêcher le transfert et l'élimination des déchets dangereux des pays industrialisés vers les pays en développement. Pour compléter la Convention de Bâle, les pays africains ont établi la Convention de Bamako sur l'interdiction d'importer en Afrique, le contrôle des mouvements transfrontaliers et la gestion des déchets dangereux, qui est entrée en vigueur en 1998.  Elle vise à protéger la santé des populations et l'environnement des pays africains en interdisant l'importation de tous les déchets dangereux et radioactifs. Elle interdit également le déversement de déchets dangereux dans les océans et les eaux intérieures et leur incinération sur le sol africain, et encourage la réduction et le contrôle des mouvements transfrontaliers de déchets dangereux sur le continent africain. La Convention vise également à améliorer et à assurer une gestion écologiquement rationnelle des déchets dangereux en Afrique, ainsi que la coopération entre les nations africaines.

 

Suite à la première Conférence des Parties (COP-1) à la Convention de Bamako en juin 2013 pour réaffirmer l'engagement envers cette dernière, une deuxième Conférence des Parties s'est tenue début 2018 à Abidjan, Côte d'Ivoire sous le thème : « La Convention de Bamako : une plate-forme pour une Afrique sans pollution ».  Plus de 35 pays, experts, secteur privé, société civile et organismes économiques régionaux y ont participé.

 

 

 

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