L'Alliance stratégique pour la santé et l'environnement (HESA) a été créée à la suite de la Déclaration de Libreville sur la santé et l'environnement en 2008 pour aider à coordonner les actions entre les secteurs de la santé et de l'environnement et pour participer aux processus de planification du développement au niveau national - le tout dans le but de protéger et promouvoir la santé publique et l'intégrité des écosystèmes.
L’HESA, qui a pour mandat d'appuyer l'action intersectorielle, est également devenue une plate-forme essentielle pour soutenir la mise en œuvre concertée des programmes et accords internationaux, tels que l'Agenda 2030 pour le développement durable et l'Agenda 2063 de l'Union Africaine.
Des autorités sanitaires et environnementales ainsi que des experts de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’ONU Environnement ont discuté aujourd'hui (7 novembre) d'un nouveau cadre visant à stimuler les investissements dans les interventions de santé publique et environnementales en Afrique.
Avec la Déclaration de Libreville sur la santé et l'environnement pour l'Afrique adoptée en 2008 par 52 pays d'Afrique, la nécessité d'initiatives conjointes en matière d'environnement et de santé a été bien reconnue, mais les ressources financières disponibles pour ces interventions ont été jusqu'ici limitées. Le nouveau cadre vise à stimuler les investissements publics en faveur de projets de développement à grande échelle dans les domaines de la santé et de l'environnement, qui ont le potentiel d'avoir un impact sur le développement socio-économique.
« J'encourage les collègues d'autres pays à identifier d'abord leurs propres écarts en termes de santé et d'environnement ; car, c’est en procédant ainsi que l'Ouganda s'assure que tous les secteurs intègrent les questions d'environnement et de santé dans leur planification budgétaire », a déclaré le représentant de l'Ouganda.
Le cadre fournit des orientations sur les propositions de financement, donne des conseils sur les mécanismes pouvant être utilisés pour appuyer le financement des propositions clés, facilite le renforcement des processus de planification des ressources et la gestion efficace des interventions. Il préconise également que toutes les propositions d'investissement soient liées à des plans de développement nationaux, fondés sur des réussites novatrices et éprouvées, et qu'elles visent une portée et un impact à grande échelle.
Les Seychelles, un petit État insulaire aux prises avec le changement climatique
Jean Paul Adam, Ministre de la Santé et des Affaires Sociales des Seychelles, parle des défis auxquels son pays est confronté lorsqu'il subit les effets du changement climatique. Le ministre Jean Paul Adam participe à la troisième conférence interministérielle sur la santé et l'environnement qui se tient à Libreville, au Gabon.
Depuis l'adoption de la Déclaration de Libreville sur la santé et l'environnement en 2008 par les États africains, des progrès considérables ont été accomplis en termes d'interventions intégrant ces deux domaines. Le cadre institutionnel des pays a également évolué et des plans d'action ont été mis en place. Toutefois, le financement ou l’accroissement des ressources financières relatif aux interventions conjointes en matière de santé et d'environnement reste un défi majeur.
La modératrice de la session, Dr Eléonore Armande Gandjeto, Directrice adjointe du Cabinet du Ministre de la Santé du Bénin, a invité les participants à proposer des actions pouvant être prises en considération par les ministres de la santé et de l'environnement lors de leur réunion qui débute aujourd’hui.
Les participants de différents pays africains ont chacun exprimé leurs opinions et partagé leurs expériences, proposant des idées novatrices pour financer la santé et l'environnement en Afrique, notamment :
accroître la contribution du budget national aux interventions en matière de santé et d'environnement,
trouver de meilleurs mécanismes de planification pour orienter efficacement les ressources financières déjà disponibles,
favoriser des actions intégrées et multisectorielles, le défi étant d'éviter d'alourdir la charge fiscale des populations africaines. Cela pourrait impliquer l'intégration d'une composante écologique dans tous les projets, une option qui pourrait être exigée par les partenaires techniques et financiers, par exemple,
Denise Mekam’ne Edzidzi, Ministre d'Etat, Ministre de la Santé du Gabon a souligné que l'objectif de la troisième conférence interministérielle sur la santé et l'environnement est de relever les grands défis auxquels sont confrontés les pays en termes de restauration et de préservation de l'environnement pour une meilleure santé.
L’impact de l’environnement sur la santé
Le Dr Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l'OMS pour l'Afrique, parle de l'effet profond de l'environnement sur la santé en Afrique, comme partout dans le monde, à travers l'air que les gens respirent, s'il est contaminé, l'eau et l'assainissement et le changement climatique.
Cabo Verde en première ligne dans la lutte contre le changement climatique
Le Ministre de la Santé et de la Sécurité Sociale de Cabo Verde, Arlindo Rosário, exprime ses attentes à l'égard de la conférence de Libreville, d'autant plus que son pays, petit État insulaire, est vulnérable au changement climatique.
Les produits chimiques et les déchets font partie intégrante de notre vie quotidienne, mais ils ont aussi des impacts majeurs sur l'environnement et la santé humaine. Alors que la population mondiale approche les 8 milliards d'habitants, la gestion rationnelle des produits chimiques et des déchets devient de plus en plus importante.
L'Approche stratégique de la gestion internationale des produits chimiques (SAICM) est un cadre stratégique visant à promouvoir la sécurité chimique dans le monde. Son objectif global est la gestion rationnelle des produits chimiques tout au long de leur cycle de vie, de sorte que, d'ici 2020, les produits chimiques soient fabriqués et utilisés de manière à réduire au minimum les impacts négatifs importants sur l'environnement et la santé humaine.
Au-delà de 2020, deux initiatives de renforcement de capacités peuvent aider les pays d'Afrique à respecter leurs engagements en matière de sécurité chimique. L'un d'entre eux est le projet Africa ChemsObs, qui vise à renforcer les capacités nécessaires à la mise en place d'un système intégré de surveillance et de gestion de l'information pour les observatoires de la santé et de l'environnement ; ceci permettra aux pays africains d'établir des politiques fondées sur des preuves et de prendre des décisions durables en matière de gestion rationnelle des produits chimiques et des maladies liées. Le projet porte en particulier sur les améliorations à apporter dans les domaines de la sensibilisation, des connaissances, de la gestion de l'information et de la communication concernant les produits chimiques, afin de soutenir et de fournir un cadre favorable aux mesures et actions à entreprendre.
En marge de la conférence inter ministérielle sur la santé et l’environnement en Afrique (CIMSE3) qui se tient à Libreville du 6- au 9 novembre 2018, onze ministres de la santé de la Région africaine ont effectué le 7 novembre 2018 une visite guidée du CHU Mère-Enfant de la Fondation Jeanne Ebori.
En organisant cette visite, dans le cadre du partage des expériences, le ministre de la santé et de la famille, Denise Mekam’ne accompagné de la Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, Dr Moeti Matshidiso a tenu à présenter la nouvelle méthode de gestion et de management d’une structure sanitaire publique.
« Nous avons voulu montrer ce que le Gabon fait en matière de santé de la mère et de l’enfant, et voir comment mutualiser et tisser des partenariats à travers une nouvelle méthode de gestion pouvant servir de pôle de référence dans la région et la sous région. » a déclaré à la presse le ministre d’Etat à la Santé, Denise Mekam’ne Edzidzie
Les ministres des Seychelles, du Congo, du Eswatini, de la Guinée Bissau, de la Gambie, du Lesotho, du Botswana, du Burundi, de la Sierra Leone, de Sao Tomé, du Cap Vert, et du Ghana ont ainsi parcouru les services des urgences pédiatriques et de gynécologie-obstétrique.
Dr Moeti s’est dit impressionnée par le plateau technique et les spécialités offertes. « C’est un excellent investissement basé sur un système d’assurance maladie de soins de santé primaires pour la mère et de l’enfant qui permettront aux patients un accès à une plateforme technique de haut niveau. »
Le Secrétariat du IMCHE3 publiera un journal électronique quotidien (eJournal) qui remplace les versions imprimées publiées lors des précédents évènements. Le journal électronique, facile à utiliser, est conçu pour améliorer les interactions avec nos lecteurs et pour atteindre un lectorat plus large. Il offre de nouvelles fonctionnalités telles que des vidéos intégrées, des galeries de photos et des enregistrements audio. Le journal électronique sera distribué dans les trois langues de travail de l'OMS, à savoir le français, l'anglais et le portugais. Il peut être consulté par courrier électronique sur tous les ordinateurs, téléphones portables, iPad et tous les types d'appareils mobiles, à tout moment pendant la conférence. Les demandes de renseignements sur l'eJournal, y compris les suggestions d'amélioration, sont à envoyer à Jiri Phyllis à l'adresse jirip@who.int